L’Égypte en vues stéréoscopiques animées (1896-1897)

Gif, Relief, Voyage, XIXé

En fouillant un peu l’Internet, je suis tombé sur le site de la bibliothèque de l’Université américaine du Caire, avec une centaine de vues stéréoscopiques sur l’Egypte en 1896-1897. Ceux qui me suivent sur Facebook  connaissent mon goût pour l’animation de ces vues destinées à voir en relief.

Voici donc une petite sélection. Il s’agit de photographies faites par un ou des opérateurs professionnels pour l’éditeur américain Underwood & Underwood. Sous la forme de cartons (17 x 8,5 cm), ces photographies étaient vendues un peu partout afin d’assouvir la soif de découvrir le monde des occidentaux, petits ou grands. Les légendes ne sont autre que des retranscriptions fidèles, en gardant coquilles, petites erreurs et toponymie d’époque. Je vous ai, à chaque fois, recopié la traduction française qui, au dos, côtoie les autres langues (anglais, allemand, espagnol, suédois et russe).

Plus que l’Égypte en 1900, il faut y voir aussi une certaine vision de l’Orient. Un imaginaire entre fascination de l’antiquité, orientalisme et paternalisme colonial.

 

PyraCham

L’offrande de l’adieu – En partance pour le Désert, Egypte.

Dates

Une collation dans le Temple de Medinet Habu, Thebes, Haute Egypte.

Egypte

Le Sphinx et la Pyramide de Chefren, Egypt.

Abydos

Les Piliers, Temple d’ Abydos, Haute Egypte.

CaravaneCham

Un navire du Désert passant devant le Tombean des Califes, le Caire, Egypte.

Mosquee

La Mosquée du Sultan Barkuk, le Caire, Egypte.

Cheik

Le Cheik el-Sadaat, Chef des Mahometans et descendant direct du Prophète.

PorteuseEau

Les jolies petites filles de Thèbes, Egypte.

Roue

Un système égyptien pour le puisage de l’eau.

Intéressant, la légende originelle, anglaise, parle de « Ferris Wheel » que l’on peut traduire par « Grande Roue » (l’attraction) et il n’est pas question de puisage d’eau… Qui croire ? les deux peut-être.

Felouque

Une Bateau Arabe, porteur de la marchandise pour le marché, sur le Nil, Egypte.

Et il en reste encore beaucoup. A suivre…

Le Blanc-Mesnil en cartes postales (1900-1960)

Banlieue, Carte postale
La ville du Blanc-Mesnil peut, presque à elle seule, nous raconter la petite histoire de la banlieue parisienne.
Autour de 1900, le chemin de fer fait passer la ville du statut de simple hameau à celui de commune de plus en plus urbaine. Les promoteurs y construisent des « Cités-Jardins », des résidences pavillonnaires dans un environnement bucolique. Les parisiens accourent, attirés par de meilleures conditions de vie.
Après guerre, ce sont les 30 glorieuses, l’exode rurale et l’attrait du bassin parisien qui vont transformer la ville. Si la clinique, où naissent maintenant les petits Blanc-mesnilois, pouvait parler, elle vous dirait que la France entière, et même le monde s’est croisé au Blanc-Mesnil… Les grands ensembles d’alors, comme Les Tilleuls (1965), représentent une modernité qui sera vite déçue. Entre les pavillons et les grands ensembles, ce sont presque deux histoires séparées qui segmentent la ville. Une histoire qui évolue et qui tend à se réconcilier avec les récents projets de rénovations.
 
Et pour la petite histoire, avez-vous entendu parlé de la Commune Libre de Blanc-Mesnil?
Les Communes Libres, à l’image de celle de Montmartre, sont des associations qui ont connu un grand essor dans l’Entre-deux-guerre. Il en existe encore quelques-unes aujourd’hui. Leur mot d’ordre était de faire le bien en s’amusant : organiser des festivités dans la « Mairie » (un bar le plus souvent) et utiliser les recettes pour des actions de solidarités (la veuve et l’orphelin de la Grande Guerre par exemple). Tout ça en se déguisant en officiels du Second Empire (le maire, le garde champêtre, les pompiers mais aussi la Muse élue – on dirait aujourd’hui la Miss). Au Blanc-Mesnil, j’ai trouvé plusieurs traces de Communes Libres (différentes ou la même?) entre 1920 et 1950. Mais je n’ai pas beaucoup d’informations donc si vous avez entendu parlé de la Commune libre de Blanc-Mesnil, des Sables ou de Pouillasse-Ville, contactez moi !
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Pour vous présenter les photographies aux endroits mêmes où elles ont été prises (et c’était pas facile, les noms ont beaucoup changé…) , voici une carte interactive :

© La Petite Histoire Illustrée / coll. Q. Bidault